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"Literature is not an ornament, a pleasant pastime, a pretty flower. Literature is a weapon to struggle against injustice."
Կինը աշխարհ չէ եկած մինակ հաճելի ըլլալու համար։ Կինը եկած է իր խելքը, մտային, բարոյական եւ ֆիզիքական յատկութիւնները զարգացնելու համար։ Ինքզինքնին յարգող բոլոր կիներուն իտէալը միայն հաճելի ըլլալը պէտք չէ ըլլայ, այլ երկրիս վրայ գործօն բարերար տարր մը դառնալը։“

Podcast sur France Culture

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Thursday, May 30, 2013

The Representation of Women’s Desire in Zabel Yesayan’s Verchin Bazhag’eh

By Khachig Tololyan

(Source: Ararat Magazine (Autumn, 198 8):8O)


As feminist literary criticism has developed over the past two decades, it has made readers aware of the extent to which the forms of woman’s desire are not natural and unchanging givens, but rather are constructed differently in every society. This shaping of desire is achieved by the combined force of social relations (for example the institutions of courtship and marriage) and verbal representations (for example, fictions which depict and evaluate various manifestations of desire).
Much of Armenian fiction and criticism, like Armenian society itself, remains slow to acknowledge and explore feminine desire. Indeed, even male desire, a less taboo topic, is actually rarely rendered directly; its occasional representations remain highly conventionalization have affected two dominant misconception which persist in all but a fraction of the considerable output of critical essays and commentary which Soviet Armenia and the Diaspora produce. The first is the conclusion that the massive problems created by the trauma of genocide and the urgencies of maintaining collective identity rightly overshadow the problems of sexuality and the construction of gendered subjectivity, both in the real world and in narrative. This view follows in part from an Armenian conception of narrative art, which demands that it contribute to the fulfillment of the social agenda. The second misconception is expressed by the degree to which the problematic status of desire, when recognized, is framed by the concept of intermarriage, by the act that brings the odar, the stranger, the seductive other into the bosom of the Armenian family. In other words, when it is acknowledged to exist, desire is conceptualized as one of those problems threatening the nation; it is displaced and misrecognized as an aspect of the problem of assimilation.

Thursday, April 18, 2013

Sa vie


Srpuhi Dussape
En 1883, Srpuhi Dussape publie son premier livre, Mayda, qui lance le débat de la protection des droits de la femme et de sa libération et fait ainsi couler beaucoup d’encre au sein de l’élite intellectuelle arménienne de Constantinople. À travers ses œuvres littéraires et ses discussions avec plusieurs intellectuels de l’époque dans son salon littéraire connu, elle préconise le droit de la femme au travail à l’extérieur du foyer familial au même titre que l’homme, la liberté de choisir son époux, l’égalité dans l’éducation et l’implication active de la femme au sein de la sphère publique et à l’intérieur de la vie sociale de la communauté.
 
Zabel à 12 ans
Malheureusement, sa carrière a été interrompue très tôt, par la mort de sa fille qui par la suite, l’a poussée à se retirer de la vie publique. Une brise de fraicheur a soufflé avec l’apparition de Zabel Yessayan à la fin du siècle, qui amena des idées nouvelles sur la condition féminine grâce à son éducation à l’étranger. Inspirée énormément de Dussape, elle a su mettre la femme au cœur de ses préoccupations et au sein de ses œuvres les plus connues. D’ailleurs dans ses mémoires, Les jardins de Silihdar, elle raconte avec admiration sa première rencontre quand elle n’était qu’une jeune fille, avec la grande écrivaine Dussape: « When Madame Dussape learned that i had decided on a literary career, she warned me that there were more pitfalls than laurels on that road. Our communities, she added, were not prepared to allow a woman to make a name for herself. In order to overcome that obstacle, one ought to rise far above mediocrity. A man may be a mediocre writer, but not a woman ». C’est ainsi qu’elle a lutté pour se surpasser dans le domaine de l’écriture. « Elle est la réussite la plus parfaite de la littérature arménienne-occidentale » jugeait Hagop Oshagan, dans son œuvre, Panorama de la littérature arménienne-occidentale.
 
Dikran Yessayan
Zabel Hovhannessian (Yessayan) est née en 1878, à Constantinople. Grâce à un père aux idées modernes, elle est envoyée à 17 ans, seule à Paris pour continuer ses études et suivre des cours de littératures à la Sorbonne. En 1900, elle épouse Dikran Yessayan, artiste-peintre français et s’établit pour quelque temps en France. Elle collabore avec plusieurs revues littéraires comme le Mércurede France, Humanité Nouvelle et Écrits pour l’art avec le poète René Ghil, avec qui elle maintient une longue correspondance. Impliquée dans plusieurs missions humanitaires et sociales, elle lutte, enseigne, combat et écrit sans répit. Ses activités l’amènent un peu dans tous les coins du monde; Paris, Bulgarie, Égypte, Moscou, Liban… 
Zabel Yesayan 

En 1915, ce n’est que par pur hasard qu’elle s’éloigne de la capitale Constantinople et sera ainsi sauvée des déportations et massacres dont sont tombés victimes ses compatriotes. En 1927, elle visite l’Arménie soviétique et s’y établit définitivement en 1933, pour enseigner à l’Université de Yerevan. En 1937, elle tombe victime des purges staliniennes, exilée vers la Sibérie, elle disparaît en route et son sort demeure inconnu jusqu’à nos jours. Les autorités ont annoncé sa mort vers 1943. 


References:


Oshagan Hagop, Panorama de la littérature française, vol VI, Editions Hamazkaine, Beyrouth, 1968

Baliozian Ara, Zabel Yesayan: The Gardens of Silihdar and Other Writings, Ashod Press, New York.
Dasnabédian Shoushik, Verloudzagan Echer, Ed. Erebouni, Beyrouth, 1987
Photos: Musée d'Art et de Littérature, Yerevan, Arménie